En effet, Apple pourrait attendre afin d'assurer un démarrage en douceur de sa montre et préserver l'autonomie de la batterie de sorte que l'utilisateur dispose d'une bonne expérience au moment de l'achat de la montre. Un peu à la manière de ce que la Pomme avait fait avec l'iPhone en 2007 en lançant l'AppStore quelques mois après la sortie du premier iPhone.
"Apple limite tous les trucs sympas, NFC, capteur du rythme cardiaque, gyromètre" explique un développeur au site Businessinsider.com. "Les capteurs utilisent beaucoup de batterie, et Apple ne veut pas que toutes les apps utilisent ces capteurs parce que tout d'un coup, la batterie de la montre ne tiendrait plus que quatre heures et ce n'est plus une montre plus si je dois la recharger toutes les quatre heures".
Apple ne permet pas actuellement aux développeurs de créer des applications autonomes (sans iPhone), même s'il devrait ouvrir WatchKit plus tard cette année. Pour l'instant, les applications se limitent à l'affichage, tous les lourds calculs sont pour l'iPhone.
Markiyan Matsekh, qui développe une application Tesla explique : "Mon impression générale ? Je dirais que la montre d'Apple ne correspondait pas aux attentes. Nous avons vu beaucoup de choses amusantes lors de la présentation de l'Apple Watch et dans sa description, mais nous n'avons pas trouvé un moyen de les mettre en œuvre dans la vie réelle. Nous avions une vision de ce que nous aimerions réaliser, et à la fin nous avons dû supprimer beaucoup de fonctionnalités, car ce n'était tout simplement pas possible dans l'état actuel de WatchKit."
Lundi, Apple devra, en plus de présenter la montre dans ses moindres détails, rassurer les développeurs et le public sur les applications qu'ils pourront développer et utiliser.